Les 27 et 28 juillet prochains, Saint-Pétersbourg accueillera le deuxième sommet Russie-Afrique. Ce sommet s’ouvrira dans une conjoncture difficile pour la politique africaine de la Russie : le coup de force de Wagner le 24 juin a laissé planer le doute sur l’influence russe sur le continent ; le non-renouvellement de l’accord sur les exportations de céréales en Mer Noire présente un risque pour l’alimentation des Africains ; et la non-participation du président russe au sommet des BRICS fin août apparaît comme un revers dans la relation traditionnelle entre la Russie et l’Afrique du Sud.
Le 2e sommet Russie-Afrique sera donc l’occasion de mesurer la solidité de la stratégie russe déployée en Afrique depuis plus de dix ans. La Russie peut-elle trouver en Afrique des partenaires qui la soutiennent durablement dans son opération en Ukraine et dans sa stratégie en Europe ? Ou bien est-elle en passe de perdre ses positions en Centrafrique, au Mali ou encore au Soudan ?
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