A Malmö (Suède) se dispute ce soir la seconde demi-finale de l’Eurovison. Chaque année depuis 1956, la compétition revient avec son lot d’artistes hauts en couleurs : c’est un festival de paillettes, de néons, de musique écléctique mais aussi de tensions géolitiques et de softpower national.
Avec
- Florent Parmentier Secrétaire général du CEVIPOF/Sciences Po, chercheur associé au Centre de géopolitique de HEC
- Julien Baldacchino Journaliste
On se souviendra sans doute de la victoire émue de l’Ukraine en 2022, alors que la Russie avait été évincée du concours suite à l’invasion de son pays voisin. Chaque année, des tensions géopoliques s’imiscent dans le concours musical international. Alors qu’elle présentait la chanson de son pays natal, l’israélienne Eden Golan a été sifflée et huée mercredi soir. Dans le contexte de la guerre menée par Israel dans la bande de Gaza à la suite des attaques du 7 octobre, le conflit imprègne, sans grande surprise, la compétition musicale.
Au fil des années l’Eurovision est devenue autant une bizzarerie gépolitique qu’une occasion de briller pour les plus petites nations européennes, jusqu’à incarner une scène d’expression libre pour communauté LGBTQIA+ à travers le monde.
Entre revendications politiques, représentations queer et softpower musical, nous parlons ce soir de l’Eurovision et de ses passions, en compagnie de Julien Baldacchino, journaliste à France Inter en direct de Malmö et Florent Parmentier, géopolitologue et secrétaire général du CEVIPOF.
L’émission peut être écoutée ici.
