Trump Imperator ou Donald le bluffeur? Les ambiguïtés de la doctrine de Mar-a-Lago (BRET-Slate.fr)

Le 6 janvier dernier, le président élu Donald Trump a délibérément cherché à plonger les alliés occidentaux des États-Unis dans la panique. Son discours de politique étrangère a en effet multiplié les déclarations provocatrices: inclusion du Canada comme 51e État, acquisition du Groenland (territoire danois), reprise de contrôle du canal de Panama, injonction pour les États membres de l’OTAN de porter leur effort de défense à 5%, fin du soutien à l’Ukraine, etc.

À quelques jours de la prestation de serment du 45e et 47e président américain, la panique doit céder la place à l’examen d’un dilemme. Les Européens doivent-ils se préparer à un nouvel impérialisme américain en Occident, ou bien doivent-ils mettre ces déclarations fracassantes sur le compte d’une tendance compulsive à la provocation? Quant aux rivaux chinois et russes, doivent-ils y voir une justification à leurs révisionnismes respectifs? L’Union européenne court deux risques symétriques: exagérer le sérieux de ces projets et déclencher un sauve-qui-peut, ou minimiser leur portée et apparaître faibles.

Mon analyse est sur Slate.fr.