Sans l’aide américaine et le soutien de Donald Trump, l’Ukraine va-t-elle perdre la guerre contre la Russie ? (PARMENTIER – Actu.fr)

Florent Parmentier a été interrogé par Maxime T’sjoen dans un article publié le 5 mars 2025.

Dimanche 2 mars 2025, après un week-end marqué par un clash dans le bureau Ovale et un sommet sur la sécurité à Londres, une bonne nouvelle émergeait du front ukrainien.

Toretsk, localité de 30 000 habitants (avant-guerre) à l’est du pays, avait été reprise par les forces ukrainiennes aux agresseurs russes, selon l’Institute for the Study of War (ISW) et le ministère français des Armées.

Une éclaircie de courte durée. Ce lundi 3 mars 2025, brutalement comme à son habitude, Donald Trump annonçait le gel de l’aide américaine à l’Ukraine. Pas une surprise au regard des derniers jours, mais une très mauvaise nouvelle tout de même.

« L’Ukraine a déjà fait face à ce type de situation »
Loin de la diplomatie, sur la longue ligne de front de 1 200 km, l’impact sur les combats entre Ukrainiens et Russes ne sera pas immédiat.

« L’aide américaine a parfois été tardive, lacunaire et reportée plusieurs fois », note Florent Parmentier, secrétaire général du Cevipof (Centre de recherches de Sciences Po), sollicité par actu.fr.

(…) Kiev doit faire face à d’autres problèmes internes avec, entre autres, la question des conscriptions et de « la mobilisation de tous les 18-25 ans », indique le chercheur. Pour l’instant, l’Ukraine ne s’y résout pas pour plusieurs raisons : démographiques et, encore une fois, psychologiques.

(…) Florent Parmentier pointe un autre facteur déterminant dans la tenue du front par les soldats de Kiev : « le renseignement américain ». Le directeur de la CIA a annoncé ce mercredi 5 mars, que les États-Unis ont interrompu leurs échanges de renseignements avec l’Ukraine.

Si « le renseignement n’est plus au service de l’Ukraine, la pression sur le front pourrait être accentuée », pointe le chercheur.

(…) « Il est improbable que l’Ukraine récupère ses territoires », insiste Florent Parmentier. « Au début, l’intégrité territoriale était l’objectif, mais après l’échec de la contre-offensive de 2023, le succès de l’Ukraine passe par obtenir des garanties de sécurité », vis-à-vis de la Russie.

L’article peut être lu en intégralité ici.