La Bulgarie à l’heure de l’euro: ancrage européen sans stabilité politique? (BRET-PARMENTIER-Telos)

Le 1er janvier dernier, la Bulgarie a adopté l’euro comme monnaie (à la place du lev) et est ainsi devenue le 21ᵉ membre de l’Eurogroupe, le club monétaire et bancaire créé en 1998. Pour ce « petit » pays, membre de l’Union européenne depuis 2007, et doté d’un PIB limité (100 Mds€ en 2025) c’est une décision historique et un effort important. Mais cela suffira-t-il pour remédier à l’instabilité politique chronique et à la défiance des citoyens ?

Le fait de remplir tous les critères de convergence (stabilité des prix, finances publiques, taux d’intérêt et stabilité du taux de change) devrait témoigner des progrès de la gouvernance bulgare ; l’instabilité gouvernementale chronique, autant que les manifestations massives contre le pouvoir en place, emmenées par la Gen Z, envoient pourtant un signal opposé.

Comment comprendre ce paradoxe d’un approfondissement de l’intégration européenne alors même que l’État bulgare peine à se stabiliser ? L’entrée dans l’euro apparaît à la fois comme un verrou institutionnel, un choix géopolitique et un test de résilience démocratique.

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