L’Eurovision, des paillettes aux rivalités identitaires (BRET-RFI)

Dans Le Grand Entretien du Soir de Radio France Internationale, Frédérique GENOT m’a interrogé sur les enjeux géopolitiques passés, présents et futurs du plus grand concours de chanson retransmis en direct : l’Eurovision.

A l’approche du 70ème concours Eurovision de la chanson, à Vienne (Autriche), en mai prochain, et alors que l’Eurovision est boycotté par cinq groupes audiovisuels occidentaux en raison de la participation d’Israël, actuellement en guerre en Iran, il est essentiel de comprendre comment cet événement médiatique apparemment neutre et kitsch est devenu un enjeu géopolitique.

La compétition internationale classique portait jusqu’ici sur la maîtrise de territoires physiques (populations, ressources, infrastructures, etc.à – c’est la définition classique de la géopolitique. Désormais, les rivalités de puissance s’exercent aussi sur les espaces médiatiques, symboliques et culturels.

Frédérique GENOT m’a interrogé sur plusieurs apories géopolitiques :

  • Les stratégies d’influences nationales, politiques et internationales des pays européens au sein de l’Eurovision doivent-elles être considérées comme mineures (en appui à une diplomatie culturelle plus large) ou comme centrales (comme l’investissement d’Israël, de la Russie et de l’Azerbaïdjan en atteste)?
  • La participation à l’Eurovision a-t-elle la même valeur géopolitique selon qu’on soit un grand ou un petit Etat? selon qu’on soit un pays fondateur ou un pays tard venu dans le concours?
  • L’Eurovision a-t-il un avenir? et si oui où se joue-t-il? sur les réseaux sociaux? en Occident? en Asie?

Retrouvez l’émission sur RFI.