En Moldavie, le gouvernement siffle la fin de la déstabilisation russe (PARMENTIER – Libération)

Article de Nelly Didelot

Depuis lundi, Chisinau vit sous haute tension, entre divulgation d’un plan de coup d’Etat dirigé par Moscou, fermeture temporaire de l’espace aérien et blocage aux frontières de supporteurs étrangers accusés d’être des «saboteurs».

(…) «Depuis l’année dernière, le parti Shor a pris une orientation plus clairement prorusse, c’est indiscutable. Mais leurs partisans ont aussi d’autres raisons, plus personnelles, de se rendre à ces manifestations alors qu’ils peinent à payer leurs factures», pointe Florent Parmentier, auteur de la Moldavie à la croisée des mondes .

Même légitimes, ces manifestations offrent un contexte favorable à une opération de déstabilisation . «Le risque existe, c’est indéniable. Mais il ne faut pas en conclure pour autant que la Russie a intérêt à alimenter une opération militaire en Moldavie, estime Florent Parmentier. Un gouvernement imposé par la force ne pourrait probablement pas se maintenir plus de quelques jours, alors que le pays est encadré d’un côté par la Roumanie membre de l’Otan, et de l’autre par l’Ukraine qui ne peut pas laisser un pouvoir prorusse s’installer sur ses arrières. Moscou n’aurait pas les moyens militaires de le soutenir aujourd’hui.»

L’article peut être lu ici.