Les chemins de l’Etat de droit : notion faussement neutre ? (PARMENTIER cité dans Le Monde Diplomatique)

Dans un article paru dans Le Monde diplomatique, « C’est la faute au juge » (mai 2017), Anne-Cécile Robert revient sur la notion d’Etat de droit, sur fond d’une campagne présidentielle française marquée par des tensions particulièrement vives entre juges et responsables politiques. Qu’est-ce que l’Etat de droit ? « Par-delà la diversité des approches, on peut estimer que l’Etat de droit est une réalité complexe intégrant des éléments matériels tangibles tels que les procédures, les institutions et les rapports de forces associés, ainsi que des éléments immatériels comme les représentations, les cultures, les idées » (Florent Parmentier, Les chemins de l’Etat de droit, Paris, Presses de Sciences Po, 2014). Cette spécialiste des institutions européennes revient ainsi sur la montée en puissance de la question de l’Etat de droit, notamment au niveau européen. La question est d’autant plus utile à l’heure où le spectre de la démocratie illibérale hante l’Europe.

 

 

« Acquis de civilisation majeur » pour le président de la Cour constitutionnelle allemande Andreas Vosskuhle, raison essentielle de l’obtention par l’Union européenne du Prix Nobel de la paix en 2012, l’Etat de droit est pourtant menacé en Pologne, en Hongrie ou en Roumanie. Les institutions européennes sont-elles pour autant les meilleures garantes de celui-ci ? Constitue-t-elle un rempart pour les valeurs de liberté ou emprisonne-t-elle les pays européens dans une société de marché à économie libérale ? Est-elle une négation du politique (la souveraineté populaire) au profit du juridique ? Est-ce, pour reprendre le titre de l’auteur, « la faute au juge » ?

 

Pour en savoir plus, lire : http://www.monde-diplomatique.fr/2017/05/ROBERT/57450