Perspectives franco-russes sur les données et l’IA en santé (PARMENTIER – Institut Choiseul)

L’année 2020 aura au moins eu un mérite : montrer l’importance de la santé comme enjeu géopolitique. Plus exactement, si une pandémie n’est pas un événement géopolitique en soi, elle sert d’arbitre dans les jeux de redistribution des puissances et des représentations des acteurs mondiaux. De fait, l’année a commencé avec l’expansion d’une pandémie mondiale, ayant engendré de nombreuses perturbations. Elle a entraîné des coopérations limitées (dans les instances internationales) dans un horizon de compétition accrue (chaque État cherchant à s’en sortir par ses propres moyens). L’année a continué avec des interrogations profondes des Européens en matière de souveraineté sanitaire, autrement dit la capacité à fournir des biens pharmaceutiques et des masques pour leur population. Elle se conclut avec la course aux vaccins, ce qui suppose la capacité à les inventer, à les produire et à les distribuer. La capacité des États à faire face à la pandémie est à la fois un enjeu de prestige – qui a le meilleur système sociopolitique pour faire face à la pandémie – mais aussi d’influence, dans le but de promouvoir un système de valeurs et des solutions sanitaires spécifiques.

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