L’Occident face au terrorisme (BRET-La Vie)

Au XXIe siècle, l’attentat terroriste est devenu synonyme d’attaque contre l’Occident. Explicitement désigné comme cible principale par les organisations djihadistes internationales comme Al-Qaida et le groupe État islamique (EI), l’Occident se vit comme une victime indéfiniment exposée à une menace impossible à éradiquer. Des attentats de 2001 à New York aux meurtres de l’automne 2020 à Paris, Conflans-Sainte-Honorine et Nice, le terrorisme a constamment changé ses modes d’action. Il reste le talon d’Achille des démocraties occidentales, à la merci du prochain attentat. Ainsi depuis depuis 20 ans, les relations internationales paraissent désormais structurées par une lutte planétaire entre, d’une part, les terroristes islamistes et, de l’autre, les États occidentaux.

Le combat mondial entre Islam et Occident est le credo des organisations terroristes. De communiqués de presse en revendications d’attentats, ces mouvements armés placent leurs crimes sous le signe d’une contre-croisade à mener contre les Occidentaux, leurs valeurs, leurs États, leurs cultures et leurs intérêts. Ils prétendent hâter le déclin des sociétés d’Europe et d’Amérique du Nord. Et la différence des mafias, ils revendiquent une mission historique : abattre une civilisation pour en promouvoir une autre. Mais, par-delà les déclarations idéologiques et les réquisitoires sectaires, qu’en est-il au juste ? L’Occident est-il le seul visé aujourd’hui par les terroristes ? Et le terrorisme s’impose-t-il à lui comme un corps étranger et une menace extérieure ? La réalité du terrorisme contemporain est plus complexe. Dans l’opposition entre terrorisme et Occident, ce qui se joue est en fait une tension entre la politique démocratique et le refus violent de la politique.

Retrouvez mon analyse dans le Hors-Série 2021 sur l’Occident du magazine La Vie (Groupe Le Monde).